ardente attente

29112016

 

J’attends, couchée sur le ventre,

Viens t’allonger sur moi,

Amène ton désir à l’épicentre,

Viens tutoyer l’émoi,

Deviens ma couverture.

Viens, pèse de tout ton poids,

Recouvre ma peau de ta fourrure,

Enfonce-moi dans le matelas,

Deviens mon oxygène, étouffe-moi,

Si tu as peur de tanguer, amarre-toi.

 

J’attends couchée sur le ventre,

Rejoins mes rêves, bouscule le réel,

Envoute, déroute, ensorcelle et entre !

Viens coller à ma lune ton miel,

Tout contre ton monde, je soupire,françois S

J’aspirerai toute ta sève, vampire.

Par l’envie de toi embastionnée,

Je me tords dans ces draps froids,

Seul ton canon peut me libérer :

Assiège et reste niché, à l’étroit.

 

J’attends couchée sur le ventre,

Que tu mettes fin à ma faim,

Que tu viennes et m’éventres,

Soumise, j’attends tes mains,

Prête à me donner, à m’abandonner,

Prête à m’oublier, à te retrouver.

Ensuite fais disparaitre mon corps,

Que rien ne trahisse ce bonheur,

Je t’attendrai toujours et encore,

Jusqu’à ma dernière heure.

 

 

( dessin François S. )




Gén’homme

31102016

Je te vois sur le trottoir et je meurs

Mon cœur s’arrête, mon corps avance

Par automatisme et comme à chaque fois

Ma chatte s’inonde, ma chatte se noie

Au travers le tissu, elle sait, elle te reconnaît

Prête à toi, prête à tout, elle re-naît

Tout mon être fond, je manque d’air

Je ne commence à exister que dans ta sphère

Le monde s’évanouit, il ne reste que moi

Le reste n’est que décor qui t’abrite

Le reste n’est que des corps et ta bite

Attire mes rêves, enflamme mes parois

Je te regarde et je t’écoute, apaisée

Je sais que tu existes, j’observe ton monde

Je me rassasie, par ton timbre caressée

Je me remplis, ta présence me féconde

Seule au monde dans cette salle bondée

J’oublie le jour, l’heure et les annéeschromosome

Je vole à l’existence ce supplément

D’envies, sensuelles, censurées

Touches d’avant, touches d’amant

Et je reste là, avec mon doux secret

Je t’ai observé de tout mon saoul

Et je suis repartie dans la foule

Je t’emporte avec moi, dans mon sang

Tu coules, tu es mon ADN en somme,

Je vis avec toi en moi tout simplement

Tu me composes : mon chromoz’homme.

 

 

 

 

;




oeillade

29102016

J’ai encore les yeux pleins de toi,

Les oreilles caressées par ta voix,

Mon corps tout bouleversé, en émois

Mon coeur anachronique, aux abois.

 

oeil

 

 

 

 

 

 

 

J’ai encore les yeux pleins de toi

Un échange de regards et l’hallali sonne

Ton souffle et mon sous-bois frissonne

Je m’offre à l’agonie sous tes doigts.

 

J’ai encore les yeux pleins de toi,

Coulent les larmes pour laisser place,

Je te vois, je te sais, que je trépasse,

Restera à jamais il était une fois.

 

J’ai encore les yeux pleins de toi,

Mes lèvres sourient sous le coton,

A tâtons, le bouton jusqu’au frisson,

Rassasiée, jusqu’à la prochaine fois.

 

J’ai encore les yeux pleins de toi,

Il est tard, je les ferme et tu restes là,

Au plus secret de mon âme du bas,

Tu hantes mon corps, niché à l’étroit.

 

 

 

 

.




cotonnée

19102016

 

Quand vient  la nuit, me quittent les tissus,

Les seins se libèrent, les désirs se déchainent.

Pour les faire taire, je glisse du coton dessus,

Refusant l’appel de ton glang, vieux chêne.

 

Quand vient la nuit, hurle et gémit mon reflet.

Le miroir se réchauffe à mes désirs secrets,

Je vois sous le coton rose frémir le bouton,

Je sais qu’il rêve ta bouche, mon malelon.

rose

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Quand vient la nuit, impossible d’emballer

Les courbes de coton sans les souligner,

Inutile d’ignorer ce qu’il veut cacher,

J’éteinds le lumière sur un possible aérolé.

 

.




interné

19102016

Viens à moi

Viens en moi

Frappe à ma porte

Et entre

Frappe et exhorte

Mon antre

Viens te nichervulve

Viens te coucher

Avance en paix

Laisse s’endormir ton glaive

Avance en moi

Viens et tutoie nos rêves

Laisse toi mollir

Laisse toi faiblir

Viens prendre souche

Traine à l’abri, reste enfoui

Habite ma couche

Hante ma vie, reste envie.

Jamais las,

Reste là.

 

 

( Photo Debi Oulu « vulval-vestibule » )




miauleuse

15092016

 

Je l’entends tout le temps, ma chatte.

Dès qu’il y a une place dans mon cerveau,

un instant de repos,

je l’entends qui réclame.

Dès que je suis assise, en attente,

sur le canapé, dans la voiture, dans l’avion,

elle hurle !CIMG6300iuh

Elle dit qu’elle est en vie,

qu’elle a envie,

qu’elle a faim.

Elle veut qu’on la fourre,

qu’on la bourre,

qu’on la mâle-traite.

Même bâillonnée au fond de la culotte

je l’entends qui chuchote.

Je ressens les battements de son cœur

Clap – clap – clap

Comme le bruit des corps qui se déchaînent

Clap – clap – clap

le clapotis des peaux qui ricochent

Clap – clap – clap

de plus en plus fort,

ton gourdin sur le tambour de sa matrice tendue.

Et le bruit de l’air que l’on chasse de ses marécages,

les bruits suspects du visqueux des muqueuses,

en bave,

en extase.

Elle n’a que faire de la bienséance,

elle veut exister.

Comme un poisson hors de l’eau,

antre béant, elle suffoque

elle contracte et décontracte ses muscles

et t’appelle.

Elle te veut fort,

elle te veut profond,

elle se veut remplie.

Et que ça dégouline.

Et que ça mousse.

Elle n’en a rien à foutre,

ce qu’elle veut, c’est ton foutre.

Je l’entends tout le temps, ma chatte.

Comme un fantôme qui me hante.

 

Texte écrit à 10 000 mètres d’altitude,

au dessus de l’Atlantique,

le 11 août 2016




bestiaire ( best’hier ? )

6082016

 

Je suis nue, sur le lit, sur le dos,

Comme une tortue, presque morte,

J’attends que s’ouvre la porte,

J’implore ta hampe, mon crédo.

 

Je ferme les yeux et te retrouve,

Chatte avide, impatience aux reins,

S’ouvrent mes cuisses et ma faim,

Il n’y a rien que ta morale réprouve.

 

J’étouffe ma dignité dans l’oreiller,

A quatre pattes je suis ta chienne,

Offerte, ouverte, prête à grouiner,

Aux abois, attendant que tu me prennes.

escargot 3

 

Sur la couche où s’échouent mes soupirs,

Aveugle et muette, je t’espère alunir,

Mise en appétit, démise au pied du lit,

Je suis un escargot qui attend ta pluie.

 

 

 

 

 

 

 

 

.

 

 

 

 




digitale

27062016

Ils s’y mettent à deux, parfois trois

Pour la danse de la pluie : mes doigts.

Je mise sur l’index, mise en émoi,

Frisson majeur, comme il se doit,

Voyage en marécage, où il ne fait jamais froid,

Soupirs en présage, j’oublie mon nom, ma foi.

Mise en abîme, à l’humide, à l’étroit,

Quand ils dansent, cadencent, au bon endroit.

Fondante ivresse, l’annulaire méprise son roi,

Pause, pouce, je prends souffle une dernière fois,

L’auriculaire à l’œillet, va-et-vient défiant les lois,

Massages sorciers, présages sourciers ne laissent le choix :

Mon antre en feu abdique et se noieCIMG1463b

Il pleut.

 

 

 

 

 

 

.




ingé nue

23062016

 

Amor, ramène ton fût

Et ne parlons plus…

Viens te ficher à l’exigu,

Écrire mes rêves d’absolu

A l’encre de ton jus.

 

Matador, enfonce le joufflu

Et ne parlons plus…

Profane le fruit défendu,

Laisse-le mort, distendu,

Ressuscite mes soupirs disparus.

 

Aimé, honore la fendue,

Et ne parlons plus…

C’est elle qui a vécu, t’a voulu,

Ta faim nourrit ses désirs éperdus

D’avance, elle se savait con vaincu.

 

Ami, avance, vit tendu,

Et ne parlons plus…

Corps à corps, âmes à nu,

Ta tige affolante à mon ru

Glisse et coulisse, jamais repue.

 

Allez… viens dans mon cul,

Viens, et n’en parlons plus !

 

fragonard033

 

 

 

 

 

 

 

 

Tableau François Boucher

 

 

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con tact

23062016

 

Il me palpe, malaxe mes cuisses, tâte mes mollets,

Comme un boucher triture de la viande froide.

Il laisse aller ses doigts partout sur moi, en escouade,

Comme un paysan flatte la croupe d’un charolais.

 

Il voyage sur le drap qui sépare nos épidermes :

Mécaniquement, il passe et repasse sur le coton,

Méthodiquement, il juge et jauge mon corps inerme,

Je me sens chose, prête à être consommée, à tâtons.

 

Il m’a fallu du temps pour bouillir, frémir, gémir

Et enfin convertir ces attouchements en caresses.

Il m’a fallu du temps pour laisser venir le désir,

Laisser tomber les barrières, t’ouvrir ma forteresse.

 

C’était au fond, évanoui, enfoui, presque effacé :

Le souvenir de cette mécanique, ta signature.

Me revient alors cette manière que tu as de préfacer

Nos actes, tes mains qui font de moi ta créature.

drap

 

 

Tu as repris contact.

 

 

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