15 avril 2008, 21h41

17022017

 

 

Là,

j’ai envie de ta main sur moi.

Ta main droite ou ta main gauche, qu’importe.

Toute plate, les doigts resserrés.

J’ai envie que tu la poses sur moi.

Sur mon avant bras, comme une compresse,

Au creux de ma hanche,  comme une caresse,

Sur ma cuisse comme un promesse.

J’ai envie de ressentir ta chaleur,

Juste m’assurer de ta présence.

Je veux te sentir,

Fermer les yeux et me concentrer

sur ces quelques centimètres carré

de peau,

peauxen contact.

 

 

 

 

 

 

 

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projections

31122016

 

La chaleur de ton jus à ma joue

Irradie encore ma mémoire,

Enflamme mon histoire.

Je n’avais pas d’autre espoir,

Ne rêvais d’aucun autre bijou.

 

L’acidité de ton jus à ma joue

Revient souvent piquer mes rêves,

Mon épiderme appelle ta sève.

Perce mon mystère de ton glaive,

Reste amarré, à ma raie, grand fou !

 

L’âpreté de ton jus à ma joue

Écorche toujours mon futur

Comme ta main à ma cambrure.

Soupirs quand frémit ta créature,

L’orpheline expire loin de ton joug.

 

La douceur de ton jus à ma joue

Nourrit mon âme plus que ma peau,

Ton timbre, ta voix comme seul appeau,

Résonne en corps l’ivresse des clapots

Je, tu, nous, que sautent les verrous !

JM

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Evening wind

17122016

Feu sacré de la braguette,

enflamme ton adoratrice !

Rythme fou de ta baguette

tambourinant à ma matrice…

Fais cesser la diète

par ton fier appendice…

Ton jeu de languette

affole mon clitoris…

Tire la chevillette…

Qu’entre la profanatrice…

Viens faire mouillette…

Expédition expiatrice…evening wind

Ton jus en gouttelettes

cache ta cicatrice…

Ton dard en goguette

décline les délices…

L’appel de l’imparfaite

à ta quille navigatrice…

Ton levier en levrette

aux entrées inspiratrices…

Plaisir en vaguelettes :

signature de ta perforatrice…

 

 

( Edward Hopper « Evening Wind » )

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ardente attente

29112016

 

J’attends, couchée sur le ventre,

Viens t’allonger sur moi,

Amène ton désir à l’épicentre,

Viens tutoyer l’émoi,

Deviens ma couverture.

Viens, pèse de tout ton poids,

Recouvre ma peau de ta fourrure,

Enfonce-moi dans le matelas,

Deviens mon oxygène, étouffe-moi,

Si tu as peur de tanguer, amarre-toi.

 

J’attends couchée sur le ventre,

Rejoins mes rêves, bouscule le réel,

Envoute, déroute, ensorcelle et entre !

Viens coller à ma lune ton miel,

Tout contre ton monde, je soupire,françois S

J’aspirerai toute ta sève, vampire.

Par l’envie de toi embastionnée,

Je me tords dans ces draps froids,

Seul ton canon peut me libérer :

Assiège et reste niché, à l’étroit.

 

J’attends couchée sur le ventre,

Que tu mettes fin à ma faim,

Que tu viennes et m’éventres,

Soumise, j’attends tes mains,

Prête à me donner, à m’abandonner,

Prête à m’oublier, à te retrouver.

Ensuite fais disparaitre mon corps,

Que rien ne trahisse ce bonheur,

Je t’attendrai toujours et encore,

Jusqu’à ma dernière heure.

 

 

( dessin François S. )




Gén’homme

31102016

Je te vois sur le trottoir et je meurs

Mon cœur s’arrête, mon corps avance

Par automatisme et comme à chaque fois

Ma chatte s’inonde, ma chatte se noie

Au travers le tissu, elle sait, elle te reconnaît

Prête à toi, prête à tout, elle re-naît

Tout mon être fond, je manque d’air

Je ne commence à exister que dans ta sphère

Le monde s’évanouit, il ne reste que moi

Le reste n’est que décor qui t’abrite

Le reste n’est que des corps et ta bite

Attire mes rêves, enflamme mes parois

Je te regarde et je t’écoute, apaisée

Je sais que tu existes, j’observe ton monde

Je me rassasie, par ton timbre caressée

Je me remplis, ta présence me féconde

Seule au monde dans cette salle bondée

J’oublie le jour, l’heure et les annéeschromosome

Je vole à l’existence ce supplément

D’envies, sensuelles, censurées

Touches d’avant, touches d’amant

Et je reste là, avec mon doux secret

Je t’ai observé de tout mon saoul

Et je suis repartie dans la foule

Je t’emporte avec moi, dans mon sang

Tu coules, tu es mon ADN en somme,

Je vis avec toi en moi tout simplement

Tu me composes : mon chromoz’homme.

 

 

 

 

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oeillade

29102016

J’ai encore les yeux pleins de toi,

Les oreilles caressées par ta voix,

Mon corps tout bouleversé, en émois

Mon coeur anachronique, aux abois.

 

oeil

 

 

 

 

 

 

 

J’ai encore les yeux pleins de toi

Un échange de regards et l’hallali sonne

Ton souffle et mon sous-bois frissonne

Je m’offre à l’agonie sous tes doigts.

 

J’ai encore les yeux pleins de toi,

Coulent les larmes pour laisser place,

Je te vois, je te sais, que je trépasse,

Restera à jamais il était une fois.

 

J’ai encore les yeux pleins de toi,

Mes lèvres sourient sous le coton,

A tâtons, le bouton jusqu’au frisson,

Rassasiée, jusqu’à la prochaine fois.

 

J’ai encore les yeux pleins de toi,

Il est tard, je les ferme et tu restes là,

Au plus secret de mon âme du bas,

Tu hantes mon corps, niché à l’étroit.

 

 

 

 

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cotonnée

19102016

 

Quand vient  la nuit, me quittent les tissus,

Les seins se libèrent, les désirs se déchainent.

Pour les faire taire, je glisse du coton dessus,

Refusant l’appel de ton glang, vieux chêne.

 

Quand vient la nuit, hurle et gémit mon reflet.

Le miroir se réchauffe à mes désirs secrets,

Je vois sous le coton rose frémir le bouton,

Je sais qu’il rêve ta bouche, mon malelon.

rose

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Quand vient la nuit, impossible d’emballer

Les courbes de coton sans les souligner,

Inutile d’ignorer ce qu’il veut cacher,

J’éteinds le lumière sur un possible aérolé.

 

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interné

19102016

Viens à moi

Viens en moi

Frappe à ma porte

Et entre

Frappe et exhorte

Mon antre

Viens te nichervulve

Viens te coucher

Avance en paix

Laisse s’endormir ton glaive

Avance en moi

Viens et tutoie nos rêves

Laisse toi mollir

Laisse toi faiblir

Viens prendre souche

Traine à l’abri, reste enfoui

Habite ma couche

Hante ma vie, reste envie.

Jamais las,

Reste là.

 

 

( Photo Debi Oulu « vulval-vestibule » )




miauleuse

15092016

 

Je l’entends tout le temps, ma chatte.

Dès qu’il y a une place dans mon cerveau,

un instant de repos,

je l’entends qui réclame.

Dès que je suis assise, en attente,

sur le canapé, dans la voiture, dans l’avion,

elle hurle !CIMG6300iuh

Elle dit qu’elle est en vie,

qu’elle a envie,

qu’elle a faim.

Elle veut qu’on la fourre,

qu’on la bourre,

qu’on la mâle-traite.

Même bâillonnée au fond de la culotte

je l’entends qui chuchote.

Je ressens les battements de son cœur

Clap – clap – clap

Comme le bruit des corps qui se déchaînent

Clap – clap – clap

le clapotis des peaux qui ricochent

Clap – clap – clap

de plus en plus fort,

ton gourdin sur le tambour de sa matrice tendue.

Et le bruit de l’air que l’on chasse de ses marécages,

les bruits suspects du visqueux des muqueuses,

en bave,

en extase.

Elle n’a que faire de la bienséance,

elle veut exister.

Comme un poisson hors de l’eau,

antre béant, elle suffoque

elle contracte et décontracte ses muscles

et t’appelle.

Elle te veut fort,

elle te veut profond,

elle se veut remplie.

Et que ça dégouline.

Et que ça mousse.

Elle n’en a rien à foutre,

ce qu’elle veut, c’est ton foutre.

Je l’entends tout le temps, ma chatte.

Comme un fantôme qui me hante.

 

Texte écrit à 10 000 mètres d’altitude,

au dessus de l’Atlantique,

le 11 août 2016




bestiaire ( best’hier ? )

6082016

 

Je suis nue, sur le lit, sur le dos,

Comme une tortue, presque morte,

J’attends que s’ouvre la porte,

J’implore ta hampe, mon crédo.

 

Je ferme les yeux et te retrouve,

Chatte avide, impatience aux reins,

S’ouvrent mes cuisses et ma faim,

Il n’y a rien que ta morale réprouve.

 

J’étouffe ma dignité dans l’oreiller,

A quatre pattes je suis ta chienne,

Offerte, ouverte, prête à grouiner,

Aux abois, attendant que tu me prennes.

escargot 3

 

Sur la couche où s’échouent mes soupirs,

Aveugle et muette, je t’espère alunir,

Mise en appétit, démise au pied du lit,

Je suis un escargot qui attend ta pluie.

 

 

 

 

 

 

 

 

.

 

 

 

 







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