miauleuse

15092016

 

Je l’entends tout le temps, ma chatte.

Dès qu’il y a une place dans mon cerveau,

un instant de repos,

je l’entends qui réclame.

Dès que je suis assise, en attente,

sur le canapé, dans la voiture, dans l’avion,

elle hurle !CIMG6300iuh

Elle dit qu’elle est en vie,

qu’elle a envie,

qu’elle a faim.

Elle veut qu’on la fourre,

qu’on la bourre,

qu’on la mâle-traite.

Même bâillonnée au fond de la culotte

je l’entends qui chuchote.

Je ressens les battements de son cœur

Clap – clap – clap

Comme le bruit des corps qui se déchaînent

Clap – clap – clap

le clapotis des peaux qui ricochent

Clap – clap – clap

de plus en plus fort,

ton gourdin sur le tambour de sa matrice tendue.

Et le bruit de l’air que l’on chasse de ses marécages,

les bruits suspects du visqueux des muqueuses,

en bave,

en extase.

Elle n’a que faire de la bienséance,

elle veut exister.

Comme un poisson hors de l’eau,

antre béant, elle suffoque

elle contracte et décontracte ses muscles

et t’appelle.

Elle te veut fort,

elle te veut profond,

elle se veut remplie.

Et que ça dégouline.

Et que ça mousse.

Elle n’en a rien à foutre,

ce qu’elle veut, c’est ton foutre.

Je l’entends tout le temps, ma chatte.

Comme un fantôme qui me hante.

 

Texte écrit à 10 000 mètres d’altitude,

au dessus de l’Atlantique,

le 11 août 2016




bestiaire ( best’hier ? )

6082016

 

Je suis nue, sur le lit, sur le dos,

Comme une tortue, presque morte,

J’attends que s’ouvre la porte,

J’implore ta hampe, mon crédo.

 

Je ferme les yeux et te retrouve,

Chatte avide, impatience aux reins,

S’ouvrent mes cuisses et ma faim,

Il n’y a rien que ta morale réprouve.

 

J’étouffe ma dignité dans l’oreiller,

A quatre pattes je suis ta chienne,

Offerte, ouverte, prête à grouiner,

Aux abois, attendant que tu me prennes.

escargot 3

 

Sur la couche où s’échouent mes soupirs,

Aveugle et muette, je t’espère alunir,

Mise en appétit, démise au pied du lit,

Je suis un escargot qui attend ta pluie.

 

 

 

 

 

 

 

 

.

 

 

 

 




digitale

27062016

Ils s’y mettent à deux, parfois trois

Pour la danse de la pluie : mes doigts.

Je mise sur l’index, mise en émoi,

Frisson majeur, comme il se doit,

Voyage en marécage, où il ne fait jamais froid,

Soupirs en présage, j’oublie mon nom, ma foi.

Mise en abîme, à l’humide, à l’étroit,

Quand ils dansent, cadencent, au bon endroit.

Fondante ivresse, l’annulaire méprise son roi,

Pause, pouce, je prends souffle une dernière fois,

L’auriculaire à l’œillet, va-et-vient défiant les lois,

Massages sorciers, présages sourciers ne laissent le choix :

Mon antre en feu abdique et se noieCIMG1463b

Il pleut.

 

 

 

 

 

 

.




ingé nue

23062016

 

Amor, ramène ton fût

Et ne parlons plus…

Viens te ficher à l’exigu,

Écrire mes rêves d’absolu

A l’encre de ton jus.

 

Matador, enfonce le joufflu

Et ne parlons plus…

Profane le fruit défendu,

Laisse-le mort, distendu,

Ressuscite mes soupirs disparus.

 

Aimé, honore la fendue,

Et ne parlons plus…

C’est elle qui a vécu, t’a voulu,

Ta faim nourrit ses désirs éperdus

D’avance, elle se savait con vaincu.

 

Ami, avance, vit tendu,

Et ne parlons plus…

Corps à corps, âmes à nu,

Ta tige affolante à mon ru

Glisse et coulisse, jamais repue.

 

Allez… viens dans mon cul,

Viens, et n’en parlons plus !

 

fragonard033

 

 

 

 

 

 

 

 

Tableau François Boucher

 

 

;




con tact

23062016

 

Il me palpe, malaxe mes cuisses, tâte mes mollets,

Comme un boucher triture de la viande froide.

Il laisse aller ses doigts partout sur moi, en escouade,

Comme un paysan flatte la croupe d’un charolais.

 

Il voyage sur le drap qui sépare nos épidermes :

Mécaniquement, il passe et repasse sur le coton,

Méthodiquement, il juge et jauge mon corps inerme,

Je me sens chose, prête à être consommée, à tâtons.

 

Il m’a fallu du temps pour bouillir, frémir, gémir

Et enfin convertir ces attouchements en caresses.

Il m’a fallu du temps pour laisser venir le désir,

Laisser tomber les barrières, t’ouvrir ma forteresse.

 

C’était au fond, évanoui, enfoui, presque effacé :

Le souvenir de cette mécanique, ta signature.

Me revient alors cette manière que tu as de préfacer

Nos actes, tes mains qui font de moi ta créature.

drap

 

 

Tu as repris contact.

 

 

.




ment’on ?

6042016

 

Ton menton à ma fente

Me fait perdre pied,

Des années à étouffer

Cette ivresse qui me hante.

 

Ton menton à mes secrets

Me fait perdre mon latin,

Gamahucheur divinment 3

Doux, piquant, indiscret.

 

Ton menton à mes portes

Me fait perdre la raison,

Réminiscence de défloraison

Au temps en emporte…

 

Ton menton à l’humide

Jusqu’à perdre la partie,

A ton rythme je me con-vertie,

Des oh d’ébats, adieu chrysalide.ment 2

 

Ton menton à mes fourrés

Me fait perdre haleine,

M’enchaîne et me déchaîne,

Tous les sens, déboussolée.

 

Ton menton à mon sillon

Me fait perdre le Nord,

Je ne suis plus un corps

Je ne suis qu’émotion.m3

 

Ton menton tout en bas

Me fait perdre la tête,

Tes caresses muettes

Incendient à jamais mes méats…

CULPA !

 

 

 

;




Verveine

4042016

J’ai déposé entre mes seins

Une goutte de parfum.

Depuis vingt-cinq ans,

Dans une petite fiole

Je conservais la subtile essence.

Et ne l’utilisais que quand…verveine 2

N’en avais plus depuis….

 

J’ai déposé entre mes seins

Une goutte de parfum.

Voilà qu’un petit cadeau

Me fournit fragrance à gogo.

Que vais-je faire de ce Fragonard

Moi qui ne pensais plus jamais…

Moi qui n’ose plus rêver ton dard ?

 

J’ai déposé entre mes seins

Une goutte de parfum.

Telle une madeleine proustienne

La fraîche senteur irradie mon âme,

Réveille mon séant et au-delà.

Je ferme les yeux et te sens partout en moi

Je suis désir, je suis plaisir.verveine

 

 

Tu as bite

dans une bouteille

de verveine…

 

 

 

 

 

 

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exhorte

27032016

 

st b

Fermer la porte

Faire en sorte

Cette envie forte

L’ être morte

.




Occaz

20022016

 

Je suis une fille d’Ôccasion(s).

Aspirant aux soupirs, à l’évasion,

Sous les draps, jour et nuit je cueille,

Des tiges pleines de vie, j’effeuille.

 

Je suis une fille d’Ôccasion(s).

Déflore, explore, pulsions, explosion !

Je suis une seconde main, une manuelle,

Attraction arrière, châssis sensuel.

 

Je suis une fille d’Ôccasion(s),

Bonjour ivresse, adieu raison.

Le souffle du désir sème des possibles,

Faisant germer tant de concupiscibles.

 

CIMG6477

Je suis une fille d’Ôccasion(s).

Rêves, fièvre, moisson de pâmoison,

Je frisonne, je m’envole, je vis et je viens,

Je perds pied quand tu prends le tien.


 

Alléchée, léchée, prise et surprise,

J’avance, avide de lâcher prise.

Viens, aime à foison, aime à fusion,

Entre dans la transe, saisis l’occasion !

 

 

 

 

 

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cas d’Ô

11022016

 

Il lui laissa en souvenir

Une petite boite à séduire,

Faute de partager son avenir,

Il voulait semer des jouir.

 

Il rêvait de s’introduire

Et l’entendre agonir,

L’espoir fait luire,

Latex, éternel revenir.

tiger b

 

Jouet de ses désirs

Il s’imaginait alunir,

La sentir défaillir,

L’amener au jaillir.

 

Elle aime l’accueillir

Dans l’humide empire,

Elle le sait là, à s’enorgueillir

Quand elle cède au plaisir.

 

Amoureux s’abstenir,

Il ne va rien lui dire,

Elle va juste sourire,

Emportant… la boite à soupirs !

 

 

 

 

 

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