Prendre

9082020

tu prends la plume

tu prends rendez-vous

tu prends position

tu prends racine

tu prends de la place

tu prends le dessus

tu prends à la légère

tu prends du bon temps

tu prends la mouche

tu prends ton courage à deux mains

tu prend la taureau par les cornes

tu prends du recul

tu prends tes jambes à ton cou

tu prends la poudre d’escampette

tu prends tes cliques et tes claques

tu prends le maquis

tu prends le melon

tu prends ton temps

tu prends parti

tu prends ombrage

tu prends une décision

tu prends la porte

tu prends congé

tu prends cela du bon côté

tu prends ton essor

tu prends de l’importance

tu prends attache

tu prends un malin plaisir

tu prends l’avantage

tu prends de l’élan

tu prends d’assaut

tu prends des libertés

tu prends la tangente

tu prends le large

tu prends contact

tu prends des gants

tu prends connaissance

tu prends la température

tu prends conscience

tu prends ton mal en patience

tu prends les paris

tu prends les devants

tu prends les rênes

tu prends plaisir

tu prends ton envol

tu prends un coup de vieux

tu prends un virage

a genoux

tu prends le chemin

 

 

et ce soir

tu me prends moi…

 

 

 

 

 

 

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la neuvième porte

31072020

 

 

Toc toc… je viens prendre mon dû !

Toc toc… viens dans mon vase indu.

Relation imparfaite, qu’importe,

Je suis prête à pousser la porte.

 

Approche, sacoches pleines, satanistes,

En secret, prends l’entrée des artistes.

Méat béat, éclate, épate, emboîte

Ouverture d’esprit, perspective étroite.

 

Philippe KetterlinDepuis le temps, tu sais qu’il t’attend

Mon toboggan du jardin des grands.

Dans le noir, sans costume mondain

S’expriment nos désirs ultramontains.

 

Approche ton indécent, ta verte tige

Dompte le séant laiteux callipyge

Ferme dans le couloir, inéluctable fatum,

Viens imposer ton sceau d’homme.

 

Regarde : l’œillet se consume

Le con esseulé assume.

Asperge, balance, y’a le feu !

Ta verge, ta lance, au chemin boueux !

 

Approche avec ta flûte de pan-pan,

Claque, con sentant pour ton serpent

Enfonce ton clou, brûle mon âme

Crucifie moi, libère mon tam-tam.

 

Par le chemin de traverse, coulisse,

Vice et délices, sombre dans mon calice

Viens faire mon con-troll tech-nique

Plonge dans l’enfer et jute ton arsenic.

 

Je t’attends, la corolle en feu,

Appose sur nos liens ton nœud,

Sur la blessure, la brûlure, notre liure

Déverse ton eau-de-vit.

 

 

 

Tableau : Philippe Ketterlin

 

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Juste après

10012018

 

Je me lève et je vacille.

Sorti de moi, tu me hantes

en corps.

Mon cœur bat dans mes secrets,

Je me lève mais mes jambes ne me portent plus,

Flageolantes

 

Je ferme les cuisses pour y enfermer ce délice

Et continuer à m’en nourrir,

Mais il déborde par tous les pores,

La culotte en bâillon

cache mal mon émotion

 

J’avance et je frétille

Est-ce que ma démarche trahit mes soupirs ?

Tout mon être, en bas, respire encore de plaisir.

clem

 

Et j’emporte,

Les lèvres en feu, lèvres enflées

Turgescentes, incandescentes :

La preuve évanescente.

 

 

 

 

 

 

 

 

.




15 avril 2008, 21h41

17022017

 

 

Là,

j’ai envie de ta main sur moi.

Ta main droite ou ta main gauche, qu’importe.

Toute plate, les doigts resserrés.

J’ai envie que tu la poses sur moi.

Sur mon avant bras, comme une compresse,

Au creux de ma hanche,  comme une caresse,

Sur ma cuisse comme un promesse.

J’ai envie de ressentir ta chaleur,

Juste m’assurer de ta présence.

Je veux te sentir,

Fermer les yeux et me concentrer

sur ces quelques centimètres carré

de peau,

peauxen contact.

 

 

 

 

 

 

 

.




projections

31122016

 

La chaleur de ton jus à ma joue

Irradie encore ma mémoire,

Enflamme mon histoire.

Je n’avais pas d’autre espoir,

Ne rêvais d’aucun autre bijou.

 

L’acidité de ton jus à ma joue

Revient souvent piquer mes rêves,

Mon épiderme appelle ta sève.

Perce mon mystère de ton glaive,

Reste amarré, à ma raie, grand fou !

 

L’âpreté de ton jus à ma joue

Écorche toujours mon futur

Comme ta main à ma cambrure.

Soupirs quand frémit ta créature,

L’orpheline expire loin de ton joug.

 

La douceur de ton jus à ma joue

Nourrit mon âme plus que ma peau,

Ton timbre, ta voix comme seul appeau,

Résonne en corps l’ivresse des clapots

Je, tu, nous, que sautent les verrous !

JM

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

.




Evening wind

17122016

Feu sacré de la braguette,

enflamme ton adoratrice !

Rythme fou de ta baguette

tambourinant à ma matrice…

Fais cesser la diète

par ton fier appendice…

Ton jeu de languette

affole mon clitoris…

Tire la chevillette…

Qu’entre la profanatrice…

Viens faire mouillette…

Expédition expiatrice…evening wind

Ton jus en gouttelettes

cache ta cicatrice…

Ton dard en goguette

décline les délices…

L’appel de l’imparfaite

à ta quille navigatrice…

Ton levier en levrette

aux entrées inspiratrices…

Plaisir en vaguelettes :

signature de ta perforatrice…

 

 

( Edward Hopper « Evening Wind » )

.




ardente attente

29112016

 

J’attends, couchée sur le ventre,

Viens t’allonger sur moi,

Amène ton désir à l’épicentre,

Viens tutoyer l’émoi,

Deviens ma couverture.

Viens, pèse de tout ton poids,

Recouvre ma peau de ta fourrure,

Enfonce-moi dans le matelas,

Deviens mon oxygène, étouffe-moi,

Si tu as peur de tanguer, amarre-toi.

 

J’attends couchée sur le ventre,

Rejoins mes rêves, bouscule le réel,

Envoute, déroute, ensorcelle et entre !

Viens coller à ma lune ton miel,

Tout contre ton monde, je soupire,françois S

J’aspirerai toute ta sève, vampire.

Par l’envie de toi embastionnée,

Je me tords dans ces draps froids,

Seul ton canon peut me libérer :

Assiège et reste niché, à l’étroit.

 

J’attends couchée sur le ventre,

Que tu mettes fin à ma faim,

Que tu viennes et m’éventres,

Soumise, j’attends tes mains,

Prête à me donner, à m’abandonner,

Prête à m’oublier, à te retrouver.

Ensuite fais disparaitre mon corps,

Que rien ne trahisse ce bonheur,

Je t’attendrai toujours et encore,

Jusqu’à ma dernière heure.

 

 

( dessin François S. )




Gén’homme

31102016

Je te vois sur le trottoir et je meurs

Mon cœur s’arrête, mon corps avance

Par automatisme et comme à chaque fois

Ma chatte s’inonde, ma chatte se noie

Au travers le tissu, elle sait, elle te reconnaît

Prête à toi, prête à tout, elle re-naît

Tout mon être fond, je manque d’air

Je ne commence à exister que dans ta sphère

Le monde s’évanouit, il ne reste que moi

Le reste n’est que décor qui t’abrite

Le reste n’est que des corps et ta bite

Attire mes rêves, enflamme mes parois

Je te regarde et je t’écoute, apaisée

Je sais que tu existes, j’observe ton monde

Je me rassasie, par ton timbre caressée

Je me remplis, ta présence me féconde

Seule au monde dans cette salle bondée

J’oublie le jour, l’heure et les annéeschromosome

Je vole à l’existence ce supplément

D’envies, sensuelles, censurées

Touches d’avant, touches d’amant

Et je reste là, avec mon doux secret

Je t’ai observé de tout mon saoul

Et je suis repartie dans la foule

Je t’emporte avec moi, dans mon sang

Tu coules, tu es mon ADN en somme,

Je vis avec toi en moi tout simplement

Tu me composes : mon chromoz’homme.

 

 

 

 

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oeillade

29102016

J’ai encore les yeux pleins de toi,

Les oreilles caressées par ta voix,

Mon corps tout bouleversé, en émois

Mon coeur anachronique, aux abois.

 

oeil

 

 

 

 

 

 

 

J’ai encore les yeux pleins de toi

Un échange de regards et l’hallali sonne

Ton souffle et mon sous-bois frissonne

Je m’offre à l’agonie sous tes doigts.

 

J’ai encore les yeux pleins de toi,

Coulent les larmes pour laisser place,

Je te vois, je te sais, que je trépasse,

Restera à jamais il était une fois.

 

J’ai encore les yeux pleins de toi,

Mes lèvres sourient sous le coton,

A tâtons, le bouton jusqu’au frisson,

Rassasiée, jusqu’à la prochaine fois.

 

J’ai encore les yeux pleins de toi,

Il est tard, je les ferme et tu restes là,

Au plus secret de mon âme du bas,

Tu hantes mon corps, niché à l’étroit.

 

 

 

 

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cotonnée

19102016

 

Quand vient  la nuit, me quittent les tissus,

Les seins se libèrent, les désirs se déchainent.

Pour les faire taire, je glisse du coton dessus,

Refusant l’appel de ton glang, vieux chêne.

 

Quand vient la nuit, hurle et gémit mon reflet.

Le miroir se réchauffe à mes désirs secrets,

Je vois sous le coton rose frémir le bouton,

Je sais qu’il rêve ta bouche, mon malelon.

rose

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Quand vient la nuit, impossible d’emballer

Les courbes de coton sans les souligner,

Inutile d’ignorer ce qu’il veut cacher,

J’éteinds le lumière sur un possible aérolé.

 

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